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L'AVS est au service de l'enfant et de l'institution scolaire (l'école), et non au service des parents. > Le référent en matière scolaire reste l'enseignant de la classe et demeure l'interlocuteur principal des parents
Lespropositions du conseil des maîtres sont adressées dans un premier temps pour avis. Les parents ont alors un délai de 15 jours pour faire parvenir leurs éventuelles observations. Passé ce délai, l’absence de réponse équivaut à l’acceptation de la proposition. Le conseil des maîtres arrête alors sa décision et la notifie aux
RefuserAVS. Bonsoir. Je suis étudiant en prépa et mon père a demandé a mon insu un AVS, comme j'avais au lycée. Sauf que ça me sert absolument a rien, je prend tout a l'ordi. Bref j'ai appris hier que j'aurais un AVS Lundi alors que j'en ai pas du tout besoin (15 h par semaine en plus, je sais pas comment je vais le placer car ça me
Lécole se doit d’accueillir TOUS les enfants à partir de 3 ans sans distinction (c’est dans la loi) Les enfants autistes peuvent bénéficier de l’aide d’une Auxiliaire de Vie Scolaire personnelle qui les aide à comprendre le monde et à interagir avec les autres.
Lescommunes peuvent obtenir une aide du fonds « publics et territoires » (circulaire CNAF n° 2015-004). Mais, comme l'a rappelé le tribunal administratif de Rennes dans une décision du 30
Sesouvenir de moi Non recommandé sur les ordinateurs partagés. Connexion. Mot de passe oublié ? Ou connectez-vous avec l’un de ces services. Se connecter avec Facebook. Se connecter avec Twitter. S’inscrire; Activité . Toute l’activité
Enapplication de l’article L. 16-10-1 du code de la sécurité sociale, afin de limiter la propagation de l’épidémie de 2019-n-Cov, les assurés qui font l’objet d’une mesure d’isolement, d’éviction ou de maintien à domicile ainsi que ceux qui sont parents d’un enfant de moins de seize ans faisant lui-même l’objet d’une telle mesure et qui se trouvent, pour l’un de
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Cet élève dys doit faire sa rentrée en CM1 mais la MDPH 62 lui refuse une AVS alors que l'école et 2 médecins attestent de ses troubles. Ce sont donc 5 parents qui se relayeront sur les bancs de l'école. Pas d'AVS pour Yony, 9 ans ? Chaque année, la rentrée scolaire amène son lot de désillusions et autres dérapages en matière de scolarisation des enfants handicapés. Des impasses que la mobilisation des parents, portés par des associations, parviennent en général à débloquer. Mais le cas de Yony Legault semble rencontrer des réticences importantes alors que toutes les portes ont été poussées, y compris celle du président du conseil départemental 62 Pas de Calais. 2 000 euros par an en libéral Yony est un enfant "dys", qui doit faire sa rentrée en CM1. Son trouble du geste ainsi que des problèmes importants au niveau moteur l'empêchent d'écrire correctement, auxquels sont associés des troubles du comportement. Il y a quelques mois, un bilan en libéral est réalisé par un ergothérapeute afin de trouver des pistes de compensation ; faisant part de difficultés majeures en motricité fine, et étayé par le certificat médical d'une neuropédiatre de l'hôpital de Lens, il préconise alors un suivi urgent en ergothérapie. 120 euros le bilan et des séances à 40 euros, non remboursés ; le premier devis atteint près de 2 000 euros par an, somme que la famille est incapable de payer. Le professionnel évoque par ailleurs l'utilisation de matériel informatique adapté. Sur le plan médical, Yony est suivi par le CMPP centre médico-psycho-pédagogique de Liévin. Malgré le soutien apporté par la structure à cette famille en détresse, les difficultés du garçon ne peuvent être prises en charge car le centre ne dispose ni de neuropsychologue ni d'ergothérapeute. Yony ne souffre, surtout, d'aucun trouble psychique. 2 refus de la MDPH Face à cette situation, en décembre 2016, le Collectif Emilie 62 encourage la famille à déposer un dossier auprès de la MDPH pour bénéficier de soins adaptés ergothérapie en libéral et, éventuellement, bilan neuropsy et suivi et d'une AVS. La situation de souffrance scolaire étant avérée, son école Jacques Prévert, à Liévin, décide d'appuyer cette demande par écrit. L'équipe pédagogique assure que le garçon a des capacités intellectuelles qui lui permettent de suivre un cursus scolaire ordinaire. En première instance, la CDAPH Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées 62 refuse tout en bloc ; ni AVS ni Allocation d'éducation de l'enfant handicapé AEEH. Plutôt un PPS Le médecin traitant de Yony rédige à son tour un certificat médical pour tenter un recours gracieux. Lors cette seconde procédure, au printemps 2017, la CDAPH décide, cette fois ci, d'accorder l'AEEH de base, soit 130,51 euros par mois, qui ne suffisent pas à couvrir les frais engagés en libéral, d'autant qu'un bilan et des séances de psychomotricité sont également nécessaires ; une campagne de financement participatif est alors lancée sur le Net. La commission continue néanmoins de refuser l'attribution d'une AVS et propose, à la place, un plan personnalisé de scolarisation PPS, c'est à dire la création d'une équipe dédiée au sein de l'établissement avec un enseignant référent et un suivi continu. Selon Mireille Delbar, membre du collectif, elle-même mère de deux enfants dys, "Yony ne serait donc pas assez "handicapé" alors que l'école elle-même confirme l'importance de ses troubles. Il est bon à l'oral, il lui faut simplement un AVS le temps de la rééducation." Point de vue de la MDPH De son côté, la MDPH 62 estime avoir mené "une évaluation spécifique aux besoins de l'enfant", avec les représentants de l'Education nationale, l'ARS et du secteur associatif, recevant par ailleurs la famille et les membres du collectif. Virginie Piekarski, directrice adjointe en charge de l'accompagnement des publics, assure que "au vu du dossier, le recours à une AVS n'était pas pertinent et le PPS suffisant, dans un premier temps, pour aménager la scolarité de Yony". Elle précise que la "situation de l'enfant pourrait être revue si d'autres besoins étaient repérés après la première réunion de l'Equipe de suivi de scolarisation ESS de son école qui interviendra au premier trimestre de l'année scolaire". Elle affirme par ailleurs que "la MDPH 62 n'a pas un taux de rejet supérieur à d'autres départements sur cette prestation". Le Défenseur des droits alerté "Lutter contre ce système dans le 62 semble impossible, conteste Karine Héguy, l'une des initiatrices du Collectif Émilie handicap. Malgré tout, nous estimons que Yony ne peut être condamné pour ce manque de structure médico-sociale adaptée et de bienveillance. Nous sommes actuellement à la croisée des chemins soit cet enfant est accompagné convenablement pour compenser son handicap et un avenir autonome et équilibré pourra être envisagé, soit nous suivons les préconisations de la commission, sans aide scolaire et sans suivi adapté, et, là, la perte de chance -terme de la loi de 2005- sera, à notre avis, conséquente." Le collectif a, dans ce contexte, saisi le Défenseur des droits le 26 juillet 2017, qui dit suivre ce dossier sans qu'aucune réponse n'ait, pour le moment, été apportée. 5 mamans en guise d'AVS Une autre action reste possible auprès de la justice mais avec au moins deux ans d'attente. "Or c'est maintenant qu'il faut agir !", s'indigne Mireille Delbar. "Notre démarche n'est pas de juger un système ou les structures mais d'aider cet enfant", renchérit Karine Héguy. Face à une solution jugée inadaptée, alors que la rentrée approche, des parents d'élèves ont donc décidé de faire avec les moyens du bord et de se relayer dans le rôle d'AVS. Un planning est d'ores et déjà élaboré, par demi-journée, qui mobilise cinq d'entre eux, dont la maman de Yony. Une rentrée bancale mais à l'école, coûte que coûte !"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste
Société Déclaré "grande cause nationale" en 2012, l'autisme pâtit encore d'un manque de structures pour prendre en charge les enfants qui en souffrent. Sollicités pour témoigner sur des parents racontent leurs parcours, marqués par les difficultés et le sentiment de solitude. A la suite de l'article "Guerre ouverte contre la psychanalyse dans le traitement de l'autisme"Le Monde , paru dans daté 17 février, nous avons lancé un appel à témoignages aux parents d'enfants autistes afin qu'ils racontent les difficultés de la prise en charge. Voici une sélection de leurs récits. "On nous a dit qu'il était urgent d'attendre", Anne-Cécile D., 39 ans, à Nantes. Arthur, âgé de 5 ans et demi, est autiste typique sévère. Au CMP centre médico-psychologique où il est suivi à Nantes, l'équipe nous a dit qu'il était "urgent d'attendre", qu'il ne fallait pas "l'enfermer dans une étiquette". Ce n'est qu'après avoir menacé de saisir le conseil de l'ordre que les soignants ont enfin accepté de procéder à un diagnostic. Les évaluations se sont échelonnées sur dix-huit mois! Sans avoir contacté son école, le pédopsychiatre nous a sommé de déscolariser notre enfant, pour le laisser à temps plein à l'hôpital de jour. Selon lui, nous devions faire le deuil des progrès d'Arthur qui jamais ne parlerait ou ne deviendrait continent, etc. Nous sommes partis à toutes jambes et avons mis en place une prise en charge adaptée à son handicap, avec un psychologue ABA Applied behavior analysis, analyse appliquée du comportement et un intervenant à domicile, qui nous a coûté 2 500 euros par an, à notre charge, pendant deux ans. Aujourd'hui, j'ai arrêté de travailler pour monter une école ABA avec d'autres familles dans laquelle nos enfants progressent à grands pas. Mais nous avons tous sacrifié nos vies à nos enfants. "Lorsqu'on a mis un mot sur son problème, j'étais soulagée et effondrée à la fois", par Aurore M. Je suis la maman d'Enzo, reconnu TED troubles envahissants du comportement avec troubles autistiques depuis l'âge de 3 ans et demi. J'avais remarqué que quelque chose n'allait pas, car à un an et demi-deux ans, Enzo ne parlait pas. C'est la première chose que j'ai remarqué. Quand j'en parlais à son pédiatre, c'était "tout va très bien, il finira par parler"... Dans ma famille, nous avions aussi remarqué qu'Enzo ne nous regardait pas quand on lui parlait. Mais tout allait toujours très bien, selon les médecins. A l'âge de 3 ans, Enzo est rentré en maternelle. J'ai eu de la chance, sa maîtresse était quelqu'un de très bien. En effet, Enzo ne parlait toujours pas, mangeait de la colle, sortait de la classe... C'est la première personne extérieure à la famille qui a remarqué que ça n'allait pas. Enzo a commencé les séances d'orthophonie. L’orthophoniste nous a envoyé au CAMSP Centre d'action médico-sociale précoce. Enzo a passé différents tests psychomoteurs, IRM, prises de sang. Après une attente d’environ six mois, le CAMSP m'a envoyé vers le CMPP centre médico-psycho-pédagogique. Là, la pédopsychiatre a posé le diagnostic et nous a parlé d'autisme. Lorsqu'on a posé un mot sur son problème, j'étais soulagée et effondrée à la fois. Maintenant, Enzo est bien pris en charge, mais je suis toujours autant scandalisée car mon fils, depuis sa naissance, était suivi tous les mois par un pédiatre qui ne s'alarmait pas plus que ça du fait qu'à 2 ans, il ne parlait pas. "En France, les listes d'attente sont interminables, mon fils a été scolarisé en Belgique", par Anne M., 38 ans, Boulogne-sur-Mer Pas-de-Calais. Mon fils a été mis hors de l'école à 3 ans et demi, il était en effet "non conforme" à la norme... Faute de structure pour lui listes d'attente interminables, il a été scolarisé en Belgique jusqu'à ses 6 ans et demi, âge auquel une place s'est ouverte dans un IME institut médico-éeducatif pour qu'il rejoigne sa maman en France! Au moment du diagnostic, on nous avait proposé des activités en CMP deux fois par semaine et deux heures par jour. Après quelques mois de congés enfant malade pris en charge par la CAF , je ne pouvais plus assurer mon travail... ce qui m'a poussé à faire le choix de le scolariser en Belgique. Heureusement que son père habitait à la frontière belge pour le récupérer chaque soir... Quelle galère en effet pour une maman et pour la fratrie. Mon fils est différent, et on nous l'a bien montré. Dans certains pays comme la Belgique, ces enfants font partie de la population et ont une place à part entière. "L'impression que le monde va s'écrouler", par Elodie R., 25 ans. Je suis maman d'une petite fille , Nourhane, âgée de 5 ans et demi. En 2009, elle a été diagnostiquée "autiste sévère". Lorsque l'on vous annonce que votre enfant ne parlera peut-être jamais, on a l'impression que le monde va s'écrouler. Aucune crèche ne voulait d'elle, car selon eux, Nourhane aurait perturbé le fonctionnement d'une journée. Malgré l'attribution d'une auxiliaire de vie scolaire, elle n'a pas pu être accueillie dans une école maternelle. La cause ? Nourhane faisait peur aux autres enfants et ralentissait le travail de la classe. Un seul centre l'a accueillie un moment, mais un beau jour, Nourhane ne pouvait plus y aller car elle était trop grande. A ce jour, ma fille n'est toujours pas scolarisée dans une école. Quant aux centres adaptés à son handicap, la liste d'attente est de plusieurs années. Elle ne parle pas, n'est pas encore propre, s'automutile, n'a aucune notion du danger, aucune relation avec les autres. Tous les enfants ont droit à la scolarité, mais je n'ai pas l'impression que cette loi s'applique pour les enfants autistes. Ces enfants ont besoin d'une école qui utilise la méthode ABA comme aux Etats-Unis, ce qui leur permet d'évoluer quotidiennement et intellectuellement. J'espère qu'en lisant ce témoignage, des personnes réagiront face à ma détresse et à celle des autres parents d'enfants autistes. "Que de temps perdu !", Thierry S., 41 ans, enseignant, à Martinet Vendée. Notre fille était suivie par un CAMSP à Paris jusqu'à notre déménagement en Vendée. Elle avait 4 ans. Elle y avait été diagnostiquée par un neuropédiatre. La prise en charge était satisfaisante. Très tôt, nous avions contacté le CAMSP de Vendée pour assurer le suivi. Mais d'excuses en excuses, ils reculaient la prise en charge. Après plus d'un an, en insistant, nous avons eu 4 ou 5 séances mais le suivi s'arrêta elle avait 6 ans. Que de temps perdu ! Sa mère a arrêté son activité contre 350 euros mensuels de prestations. Nous avons recherché en libéral les mêmes spécialistes qui suivaient notre fille à Paris. Rares, ils obligent à parcourir de grandes distances et ne sont pas ou très mal remboursés. Les négociations avec la MDPH maison départementale des personnes handicapées et les dossiers à remplir nécessitent beaucoup de temps, d'énergie. Nous avons aussi visité les institutions de Vendée - qui coûtent au contribuable 600 euros par jour -, discuté avec les parents et les personnels, mais l'approche est trop psychanalytique et la prise en charge aussi. Il y a parfois quelques activités occupationnelles, mais pour eux, ces enfants sont psychotiques. Ils attendent qu'ils se décident à parler au lieu de leur apprendre à communiquer. Les mères y sont souvent considérées comme cause du problème. Mais l'autisme est pourtant un trouble neurologique qui nécessite une stimulation importante, c'est reconnu internationalement. Notre fille alterne donc prises en charges libérales et école avec AVSi assistante de vie scolaire. "Les portes se ferment à l'adolescence !", par Nadine L., 46 ans, Cherbourg Manche. Ma fille est autiste Asperger , diagnostiquée à l'âge de 3 ans. Dans mon malheur , j'ai eu beaucoup de chance de rencontrer une équipe formidable et connaissant bien le sujet , contrairement à de nombreux parents ! Ma fille est en 3e ; c'est très difficile pour elle à ce jour. Elle est dyscalculique sévère et n'a quasiment pas eu de prise en charge dans ce domaine, ce qui fait qu'elle reste aujourd'hui avec un niveau de CM1 en 3e. Les portes se ferment donc pour elle après le collège . Elle rêverait de travailler avec les animaux, comme soigneur animalier, ou flore et faune... Seulement, tout se trouvant en lycée professionnel, seul un bac pro est possible dans ce domaine , mais son niveau de CM1 en maths ne lui permet pas l'accès a ces lycées. Elle gère elle-même très mal cette situation. Nous sommes très inquiets quant à son suivi après le collège , il n'y a pas d'ortophonistes formés pour ma fille dans ma région qui auraient pu la prendre en charge. Très peu de professionnels connaissent l'autisme, ils manquent de formation, et de nombreux parents se débrouillent seuls, n'ont aucune prise en charge... C'est scandaleux ! "Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances", par Barbara L., 46 ans, professeur certifié, Aveyron. Maman d'une jeune fille autiste de bientôt 20 ans, j'ai connu les déboires de la génération de parents qui ont eu à lutter pour tout. D'abord le diagnostic - mon enfant avait un langage de bébé précoce jusqu'à l'âge de 18 mois, ensuite, elle n'est pas rentrée dans la constructions de phrases ; comportements bizarres. Puis le parcours "classique" école maternelle, psychologue, hôpital de jour et des conseils du style "Amenez-nous votre enfant, c'est un tyran domestique mais nous, on exigera un peu de sa part et vous verrez que tout ira mieux." Vers l'âge de 4 ans et demi on m'a enfin guidée vers un service d'évaluation spécialisé, on a mis un mot sur notre souffrance et nous pouvions avoir accès à des formations qualifiantes notamment un diplôme d'université autisme. A la maison, nous étions prêts à accompagner notre fille dans sa façon de faire des apprentissages. Mais pour son évolution intellectuelle, il ne fallait pas compter sur le milieu institutionnel on nous avait guidé vers le seul établissement du département ayant un agrément exclusif de l'accueil de la pathologie et une approche psy. Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances. Le parcours douloureux de mon enfant a failli se terminer en hôpital psychiatrique. Certes, la venue d'un enfant autiste bouleverse une famille et un accompagnement psychologique positif aurait été le bienvenu, mais pas celui-ci ! "Il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente", par Murielle B., Plougastel-Daoulas Finistère. Mon fils a été diagnostiqué autiste en 2001. Le professeur qui m'a reçue ma dit "Votre fils est autiste, il ne fera jamais rien de sa vie, n'espérez pas le voir à l'école." Ça fait un choc ! Il a ensuite été observé pendant un an et on m'a dit "Votre fils est autiste atypique." Mon fils a été dans un centre de jour où nous ne savions pas ce qui s'y faisait, on nous disait que faire de l'orthophonie ne servait à rien, et on nous refusait le droit de rencontrer d'autres parents... L'école ? Personne n'en voulait. Finalement, nous avons vu un pédopsychiatre de Brest, celui-ci nous a presque sauvé la vie. "Oui, votre fils est autiste, mais ça ne veut pas dire que c'est la fin de la vie. On peut mettre plein de choses en place pour l'aider orthophonie et école ordinaire accompagnée d'une AVS." Avouez que si le diagnostic est le même, la façon de le gérer n'a rien à voir... Nous avons vendu notre maison de Nantes, j'ai renoncé à mon travail pour me consacrer à mon fils, mon mari a changé de travail pour venir habiter près de ce pédopsychiatre. Depuis, nous avons créé avec d'autres parents une association qui aide les parents arrivant dans le milieu de l'autisme. Après beaucoup de démarches, de dossiers, nous avons réussi à obtenir le droit à l'école avec AVS... Mon fils est actuellement en 5e avec AVS. C'est un vrai parcours du combattant auquel les parents sont confrontés et il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente. "Mon fils éprouve des difficultés d'apprentissage, car le programme est inadapté", par Laurence L., 41 ans, infirmière. J'ai un enfant autiste de 10 ans, diagnostiqué à 20 mois. Malgré un diagnostic précoce, j'ai rencontré bon nombre de difficultés dues essentiellement à la méconnaissance de ce handicap. La principale étant l'intégration scolaire - due à une méconnaissance encore une fois de l'autisme - auprès des instituteurs limite maltraitants et à un manque cruel d'assistants de vie scolaire formés. Encore aujourd'hui, mon fils est en CE2, dans une classe ordinaire, scolarisé 18 heures par semaine avec une AVS, mais l'avenir n'est pas tout rose. En effet, il éprouve des difficultés d'apprentissage, car le programme est inadapté pour lui. Il aime ce qui est concret et plus il avance dans le cursus scolaire, plus c'est abstrait. Donc nous voilà confrontés encore une fois devant le fait qu'il a des capacités - il sait lire parfaitement par exemple -, mais à la fois, l'écart se creuse par rapport aux exigences qui lui sont demandées. Que faire? Le laisser coûte que coûte dans le cursus, mais à un moment donné, il va se casser la figure, ou l'orienter dans une autre structure, non adaptée à l'autisme, où il risque de régresser ? Voilà le dilemme de bon nombre de parents d'enfants autistes. Cela nous révolte. Mais nous restons impuissants. Notre pays reste très en retard sur la prise en charge de l'autisme par comparaison avec d'autres pays. Notamment en ce qui concerne les nouvelles méthodes comportementales qui ont déjà fait leur preuve ailleurs ABA et TEACCH et qui fonctionnent très bien sur notre fils. "Une fois adultes, les autistes ont autant, sinon encore plus de difficultés", par Régine C. N'oublions pas que les enfants autistes deviennent des adultes, avec autant sinon encore plus, de difficultés. Mon fils a 25 ans ; j'ai connu les difficultés pour obtenir un diagnostic fiable et cohérent, les difficultés pour trouver une place quelque part pour lui et, si possible, avec un accompagnement adapté à son handicap. Nous nous sommes battus tous les jours et encore aujourd'hui pour qu'il ait une vie digne de ce nom, jusqu'à quand ? Mon fils a un bon niveau, sait lire , écrire, s'exprime et, arrivé à l'âge adulte, nous nous posons la question de son orientation. Pas de foyer de vie pas assez stimulant pour son niveau. Pas de milieu ordinaire trop autiste. Le choix s'est fait sur une orientation en ESAT établissement et services d'aide par le travail adapté aux personnes avec déficience intellectuelle, mais pas à celles avec autisme... Cela fait bientôt quatre ans, et ce n'est pas du tout satisfaisant, il nous faut réfléchir à un autre accompagnement pour stimuler ses compétences perte de langage car trop peu d'échanges, renfermement.... Les parents prennent les choses en main, créent des solutions privées en recrutant eux-mêmes des professionnels de l'autisme à domicile, organisent les prises en charge... Est-ce satisfaisant pour un pays tel que le nôtre ? Les parents s'y épuisent...Il y a pourtant des solutions et pas uniquement en institution, mais en créant de petites unités moins onéreuses pour la collectivité et plus adaptées. > Lire notre article "L'accompagnement des personnes souffrant d'autisme reste insuffisant". Le Monde Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. 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Depuis septembre, dans le pays de Fougères, les parents d'Ewan, en CM 1, se débattent pour obtenir la présence d'une AVS individuelle aux côtés de leur fils. Par Hervé Pittoni Publié le 17 Mar 20 à 1740 La Chronique Républicaine En octobre dernier, à l’école Ewan entouré de ses parents, de son enseignant et de son ancienne assistante de vie scolaire. ©Chronique républicaineLe combat de parents du pays de Fougères, Gilles Haugomat et Christine Nouzarède, pour que leur fils Ewan, scolarisé en CM 1 et souffrant de plusieurs troubles autisme, épilepsie, maladie génétique puisse être accompagné par un assistant de vie scolaire, dure depuis la rentrée de septembre 2019, en effet, la personne qui s’occupait d’Ewan à l’école privée de Bazouges-la-Pérouse avait été nommée dans deux autres écoles. Certes, une autre AVS venait aider Ewan, mais une seule journée par semaine six heures.Jusqu’en février, avec l’accord de l’enseignant, le père d’Ewan a assisté son fils en classe, trois jours par semaine. Et depuis septembre, Christine Nouzarède et Gilles Haugomat ont multiplié les démarches pour revenir à la situation second a même pu échanger… avec la secrétaire d’État chargée des handicapés, Sophie Cluzel, entendue par hasard un soir sur les ondes de France 13 janvier dernier, bonne nouvelle Après cinq mois de combat et d’insistance, la Maison départementale des personnes handicapées MDPH a notifié une nouvelle décision, qui octroie à Ewan le bénéfice d’une AVS individuelle à hauteur de 75 % de son temps de scolarisation », décrit Christine notification MDPH sans effetSauf que… depuis cette annonce rien n’a bougé. Personne n’est venu en classe. Nouvelle colère des parents A la rentrée de février j’ai passé mon temps au téléphone entre MDPH et Éducation nationale, qui se réfugie derrière le Pôle inclusif d’accompagnement localisé Pial, nouvel intermédiaire soi-disant institué pour faciliter les démarches des parents en attente d’AVS… ».Jusqu’à ce mardi, où le pôle a annoncé aux parents l’attribution de douze heures supplémentaires d’AVS soit 18 heures au total. On nous dit que ces heures sont attribuées au moins jusqu’au 15 mai, ce qui n’est pas rassurant pour la fin de l’année. La proposition du Pial va à l’encontre de la décision de la MDPH puisqu’ils nous proposent un accompagnement mutualisé et non individuel », regrette Christine en ce moment sur ActuDans ses démarches la maman a reçu l’appui de Laëtitia Meignan, conseillère départementale du canton d’Antrain. L’élue a écrit à l’inspecteur d’académie, aux préfet et sous-préfet, au député, à la directrice de la MDPH et à… Brigitte Macron. Depuis la naissance de son fils polyhandicapé, cette maman fait le maximum pour intégrer son fils dans notre société. Une intégration qui passe en partie par la scolarisation […] Les personnes qui suivent Ewan peuvent attester des progrès de cet enfant. Malheureusement ces progrès resteront vains s’il n’est pas suffisamment entouré », alerte Laëtitia article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre La Chronique Républicaine dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.
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